Celui qui voulait passer le péage
L'europe...La grèce...Le Sanctuaire...il est 12h45 AM, sanctuary meridean time (SMT) et le ciel se couvre d'un ténébreux hale de sombre obscurité noire foncée de profonde et ébénite couleur aux antipodes de ce qui pouvait être clair...cette noirceur rappelait à toutes les créatures mortelles peuplant la terre que l'infime souffle de vie précaire pouvait prendre fin ce sombre soir même, ici et maintenant, c'est-à-dire vers 12h45 AM (SMT)...DONC, à ce moment là, le destin du sanctuaire s'ébranla...
... quelques minutes de silence pour savourer ce moment dramatique...
Le sol assombri par la noirceur du ciel s'ébranla également, sous les puissants et nerveux coups de maléfiques sabots appartenant à de sombres et maléfiques destriers (dont la carrure aurait dopé la côte au PMU), s'affairant à tiere un ô combien sombre carosse (ou était-ce une calèche) au design très néo-goth post-moderne avant-gardiste, sur lequel trônait une soombre silhouette assombrie par sa sombre toge lui masquant sombrement le sombre appendice qui devait être sa sombre tête.
Stelios Salakis était un cadre de rang 5 au sanctuaire (c'est à dire deux rang en dessous des bronzes...en général, c'est ceux qui ont du noir a la place des yeux et des casques grecs antiques) et sa tranquille carrière l'avait amené à être affecté au péage de la grande porte du sanctuaire...l'accomplissement d'une vie, une réussite presque aussi valeureuse que larbin de chevalier d'or...il passait ses soirées de service à bouffer de la féta (au bon lait de brebis!) et se torcher du Ouzo en écoutant les remix des Village people interprété par georges Moustaki en grec ancien.
Il pensait à ses rêves de jeunesse, lui qui voulait être pilote de F1, il était gardien d'un péage où jamais aucune voiture n'était passé, vu que la bonne déesse Athéna détestait la technologie de manière générale. Le sanctuaire, ce rempart de la justice, n'était pour Salakis qu'un trou perdu où il fallait se taper toutes les marches à pied et se farcir le boulot à la main... une plaie...enfin, il se réconfortait en pensant à la très prochaine retraite (2 jours plus tard) qui lui permetterait de claquer sa thune sur d'autre façon d'aborder l'amour qu'en s'en prenant lien la gueule comme les chevaliers de bronze...
Ce soir, il ne pouvait pas être complètement torché car l'annonce du CRUSOS SUNANGEIN, avait mis tous le sanctuaire en effervescence et des gardes douaniers l'accompagnait dans son harrassant travail...C'est alors que son destin s'ébranla...
Aussi soudainement que sombrement, le sombre carosse (n'était-ce pas plutôt une calèche?) apparu de derrière la colline et avança lentement (mais sûrement) vers la PORTE DU SANCTUAIRE!!! Arrivé à son niveau, le néo-gothico-maléfico-sombro-équipage stoppa net. Une sombre mélopée qui aurait fait verdir Wagner et Karl Orff de jalousie s'échappait de la calèche (à moins que ce fut un carosse)...L'esprit embué par la cuite de la veille, Stelios Salakis tint à peu près ce langage :
" Stelios Salakis" : " Ca fera 4 argent et 12 bronze, s'vous'plait M'sieu dame"
"La sombre silouette"(d'une sombre voix): "Oh mon Moi, c'est super cher!!"
"Stelios Salakis" : " C'est le tarif, hein. Faut des sous pour entretenir les routes dallées du sanctuaire, les frais d'hospitalisation de Mu à chaque fois qu'il se saigne pour réparer une armure, pour les honoraires du Psy du Grand Pope, pour réparer les dégâts de Shura quand il tue les moustiques, pour le papier peint de...
"La sombre silhouette",(d'une voix caverneuse):"Quand même, c'est abusé, je donne 2 argent et on en parle plus"...
"Stelios Salakis" : " Je suis désolé, le règlement est irréversible et rien ne peut entraver sa fatidique marche sacrée : c'es 4,12 siouplait...."
"La sombre silhouette" : "mais je ne les ai pas putain !!!"
"Stelios Salakis" : "Insulte à fonctionnaire sacré!!!Refus de payer la taxe de passage!! Ca va vous coùter cher, mon gaillard (il appelle son chef) .
"Christos Returnofthejedis" (Arrivant accompagné de 5 gardes menaçant) : " Qu'est ce qui se passe , Sakapis?"
"Stelios Salakis" : " euh, c'est Salakis, chef, et puis, lui là, il veut pô payer, et Milo, il a dis qu'il avait encore besoin de vernis à ongle et il faut des sous, (pleurant) qu'est ce qu'on va faiiiiiiiire...
"Christos Returnofthejedis": "Alors comme ça on veut pas payer, hein...Sortez moi vos papiers, je suis sûr, à votre tête, que vous êtes pas du coin...trop sombre, là, trop basané, seriez pas du tartare, par hazard?"
"La sombre silhouette , d'une sombre et caverneuse voix" : "Pas d'origine, mais j'y ai séjourné assez longtemps..."
"Christos Returnofthejedis": "Emigré, hein?"
"La sombre silhouette, (d'une voix d'ébène) : " Réfugié politique, j'ai eu des problèmes avec le gouvernement Olympien et je faisait partie de l'élite intellectuelle opposante".
"Christos Returnofthejedis": " Z'entendez ça Sakapis, un réfugié politique..."
"Stelios Salakis": " Salakis, chef".
"Christos Returnofthejedis" : "ouais, bon...Allez, mon bonhomme, descendez de ce véhicule, sortez vos papiers, on va inspecter tout ça.
"La sombre silhouette" : "ZAVEZ pas Le droit!!"
"Christos Returnofthejedis" : " résistance à agent en plus, vous êtes bon pour passer la nuit au trou, et sans votre carosse".
"La sombre silhouette" :"C'est une calèche !!!!"
"Christos Returnofthejedis" :" C'est un carosse, il va m'apprendre mon métier le péquenot...Sale tartare, métèque, racaille, je vais te nettoyer au carchère, moi...
"La sombre silhouette": "C'est une PUTAIN DE CALECHE SALE...CON...EBONY VORTEX DANS TA GUEULE....*
Les dernières pensée de Stelios Salakis furent pour les bordels de Las vegas et d'Amsterdam, qu'il compatit visiter 2 jours plus tard, lorsqu'il serait un heureux retraité...La dernière chose qu'il vit fut la main de la Sombre silhouette, recouverte d'une armure au Design encore plus Néo-Goth que le carosse (à moins que ce fut effectivement une calèche)...
Elle avait dû couté la peau du cul...cette armure...